Niché dans les eaux turquoise de l’océan Indien, cet îlot est un sanctuaire de biodiversité, ses plages immaculées et sa végétation luxuriante offrant un refuge à la faune comme aux visiteurs. Pourtant, ce havre de paix est aujourd’hui défiguré par des structures illégales, érigées au mépris des lois et des impératifs environnementaux, mettant en péril son fragile écosystème.
Face à cette crise, le gouvernement a agi avec rigueur. Après une visite sur site le 10 janvier 2025 et une réunion interministérielle le 23 janvier, un recensement exhaustif des constructions a été mené les 28 et 30 janvier par les officiers du ministère, en stricte conformité avec la State Land Act. Les résultats, accablants, ont révélé de multiples infractions. Le 18 février, un ultimatum clair a été lancé aux squatteurs via un avis sous la section 22 de la loi, exigeant le démantèlement de toutes les structures illicites dans un délai de sept jours.
Malgré cette mise en garde, des violations persistaient lors d’une inspection de suivi le 28 février. Des déclarations publiques les 5 et 6 mars ont confirmé la nécessité d’une intervention musclée. Le 18 mars, le gouvernement a tranché : la Special Mobile Force (SMF) a été déployée pour démanteler les structures en bois et en béton, une opération rendue complexe par la découverte de fondations enfouies sous le sable. « Nous irons jusqu’au bout », a assuré le ministre Mohamed. « Aucun obstacle ne nous détournera de notre devoir de protéger cette île. »
Pour garantir des normes environnementales et juridiques irréprochables, l’accès à l’île a été restreint au public par mesure de sécurité, tandis que des experts sont mobilisés pour superviser un nettoyage respectueux de l’environnement. À l’avenir, tout développement sera rigoureusement encadré par les cadres légaux existants, promettant une gestion durable de ce patrimoine inestimable.
Le ministre n’a pas éludé les difficultés rencontrées par ceux qui tiraient leur subsistance de l’île. « Nous comprenons leurs défis, mais la loi doit prévaloir », a-t-il déclaré, rappelant qu’aucune autorisation légale n’avait jamais été accordée pour des activités commerciales sur place. Cette fermeté s’accompagne d’une volonté de concilier compassion et respect des règles.
Un symbole d’espoir
Alors que les efforts de nettoyage se poursuivent, l’engagement du gouvernement à préserver l’Ile aux Bénitiers témoigne d’une détermination sans faille à défendre l’environnement. Au-delà d’une affaire locale, cette initiative résonne comme un modèle de gouvernance responsable face aux défis mondiaux du changement climatique et de la perte de biodiversité. Que laisserons-nous à nos enfants ? Une île souillée par l’illégalité ou un paradis préservé ? Pour le ministre Mohamed, la réponse ne souffre d’aucune ambiguïté : l’avenir appartient à la sauvegarde de ce trésor mauricien.