« Coquille Bonheur » : Concilier plaisir du voyage et conscience écologique !
TOURISME

« Coquille Bonheur » : Concilier plaisir du voyage et conscience écologique ! 

Récipiendaire de la « Gold Distinction » aux premiers MauphiAwards, « Coquille Bonheur » joue dans une catégorie à part dans le cénacle des tour-opérateurs mauriciens. Connu pour son service cousu-main et son implication totale envers le tourisme durable « Coquille Bonheur » entend, insiste son fondateur, Christian Lefèvre, « concilier plaisir du voyage et conscience écologique ».

« C’est un honneur avant tout et un privilège d’avoir décrocher le Gold Distinction dans la catégorie Tour Operateur et Tour Guide. Je remercie les membres du jury, la Tourism Authority et les autres institutions concernées dans l’organisation de cette compétition. » souligne Christian Lefèvre, le Managing Director de « Coquille Bonheur ».

Pour Christian Lefèvre, les choses sont intimémément liées. « La dégradation de l’environnement est alarmante et la crise socio-économique se fait ressentir par l’appauvrissement de la population et des violences qui s’en suivent. Le développement durable s’avère être une prise de conscience qui nécessite beaucoup d’énergie positive : pour protéger la planète, valoriser le moindre impact et ancrer l’être humain au centre de l’écologie. Évidemment nous encourageons les grands enjeux de la stratégie internationale : zéro plastique, zéro déchet, le traitement des eaux, l’énergie circulaire, l’agriculture, la biodiversité, les transports et tant d’autres sans tomber dans le « green bashing » restrictif, négatif et dogmatique où encore plus du « greenwashing » de la passion des apprentis-sorciers. »

A partir de ce postulat, il estime qu’une des voies salvatrices viendrait du tourisme.
« L’industrie touristique pourrait et devrait être le moteur de ce développement. Entre d’autres termes, le plus important est que le tourisme de prédation comme dirait mon ami Jean Pierre Nadir doit absolument céder la place au tourisme de redistribution « responsabilité et plaisir ce n’est pas un oxymore ». C’est pourquoi il faut insister à tout prix pour un tourisme qui valorise les initiatives positives avec un impact moins négatif. « C’est dans la conscience individuelle que l’humanité joue toujours son destin » Paul Ricoeur. Le prix ne doit absolument pas être la condition sine-quoi-none sur le choix d’une destination où sur l’exaltation du bien-être par la consommation destructrice. Cette tendance, profondément dangereux en ce sens laisse aucune place à la subjectivité des voyageurs. »

Pour Christian Lefèvre, le déclic s’est produit dans le sillage de ses différentes affectations en Afrique et dans l’océan Indien.
« Ce déclic a surgi pendant mon détachement en Afrique passant par les pays de l’Océan Indien où j’ai eu la chance de travailler. Mon passage s’est avéré être mon université, il y a 35 ans de cela. J’ai toujours été sensible à l’écologie. J’ai appris comment cohabiter avec la faune sauvage et la flore, comment participer sur le terrain aux programmes de protection de la nature, le respect pour les employés et pour un tourisme plus responsable, sans porter atteinte aux grands équilibres naturels. Nous sommes en effet responsables de nos actes et de nos comportements, et devons constamment réfléchir à une philosophie où l’Homme reste au centre de l’écologie. Dans ses pays où j’ai travaillé, j’ai appris des choses qu’on ne vous enseigne pas à Harvard Business School. »

Pour lui il est essentiel, aujourd’hui, de tracer une voie dans le tourise durable si nous ne voulons pas être à la traine. « Il est impératif que nous nous tournions vers le tourisme responsable, si nous ne voulons pas perdre notre part de marché. Dans le secteur du tourisme, le contenu du voyage et le modus operandi ont changé qu’on le veuille ou non. À nous de nous retourner vers des valeurs essentielles. L’occasion nous ai donné de nous orienter vers une nouvelle normalité, de travailler autrement pour pérenniser une image de marque positive et attractive.

En ce temps de pandémie, les touristes recherchent davantage des expériences en diapason avec leurs valeurs et sont attirés par une proposition mettant en avant les aspects authentiques de l’Ile : ses caractéristiques distinctives liés à la nature, ses habitants et la qualité de nos prestations responsables. Chaque entreprise doit se conformer où faire l’effort de revoir leur concept et leur produit pour diminuer leur impact et additionner des énergies positives pour ainsi garder un avantage comparatif. Plus que jamais l’écologie dont fait partie le Tourisme Responsable doit positionner l’humain au centre des préoccupations environnementales et socio-économiques pour améliorer le sort de la communauté, plus justement et équitablement. »

Voyage de luxe immersif
Depuis le lancement de Coquille Bonheur il y a 16 ans de cela, la compagnie s’est positionnée vers des prestations catégorisées dans la qualité durable inclusive, plus responsable sur la manière dont les visiteurs devraient passer leurs vacances à l’Ile Maurice et Rodrigues. « Nous voulions être un réceptif dynamique qui défend des voyages de luxe immersifs à Maurice. Coquille Bonheur noue des partenariats durables avec un nombre limité de voyagistes exigeants, qui partagent ses valeurs et sa vision d’écodéveloppement de la destination par des pratiques respectueuses et environnementales, qui préserveront à long terme nos ressources naturelles, culturelles et sociales. »

Pourquoi le développement durable tient cette place importante au sein de l’entreprise ? « Parce qu’il est naturel d’être heureux lorsque nous réussissons, mais plus encore si la communauté est heureuse de votre succès. Personne ne doit être laissé pour compte quoi qu’il arrive. Nous croyons au développement de l’équité dans le partage des bénéfices du tourisme et à la promotion du tourisme communautaire ; faire profiter les locaux du tourisme en favorisant des excursions et des activités authentiques, s’immerger pleinement dans la richesse culturelle de la destination, sa faune et sa flore, sa richesse de saveurs culinaires et de paysages de manière responsable. L’industrie du tourisme repose non seulement sur le bien-être des touristes, mais aussi sur le bien-être de l’environnement, de la communauté et de l’économie de la destination. »
Quelles sont les mesures qui ont été mises en place au sein de la compagnie ?

« Nous avons commencé bien avant tout le monde. Nous avons à notre compte une série d’initiatives respectant les éléments de la durabilité – impacts environnementaux, économiques et sociaux, la nature dans sa généralité en respectant ses cycles et ses équilibres. »

• Pas de nage avec les dauphins
• Interdiction de nager avec les tortues
• Born to be Wild – pas de marche avec des lions et des animaux sauvages en captivité
• Promotion de catamaran électrique solaire
• Interdire les plastiques à usage unique au bureau, à l’aéroport et lors des excursions
• Introduction de gobelets biodégradables exclusifs pour nos clients
• Paperless à 95%
• Promouvoir les écotours, les éco-lodges et les hôtels avec des pratiques durables
• Introduction du véhicule hybride/électrique
• Le Code – La protection des enfants contre les abus sexuels dans le tourisme
• Lucky Shell pour les enfants défavorisés et beaucoup d’autres activités
• Lancement du Jardin endémique de Coquille Bonheur
• Employeur d’égalité des chances
• Économie d’énergie
• Valorisation du patrimoine culturel

« Nous affirmons en permanence des engagements écologiques pour un meilleur partage des richesses, ce qui apportera une nouvelle perspective qui permettrait aux touristes de trouver un meilleur équilibre entre la population, la planète et l’envie de voyager. »

Et quid des retombées ?

Selon des enquêtes récentes, les touristes choisissent leurs vols et destinations de voyage prennent en considération l’émissions et l’impact carbone des avions. La tendance se dessine encore plus pour l’écotourisme, pour le voyage durable. Les touristes affirment qu’ils réserveront leurs vacances auprès des agences qui soutiennent le tourisme responsable.

Les mesures de la durabilité prises favorisent la réussite de l’entreprise. Les recherches montrent que les entreprises ayant des notes ESG élevées (mesures environnementales, sociales et de gouvernance) ont un coût inférieur, et peuvent contribuer à améliorer les performances financières. Les entreprises les plus durables sont aussi les plus rentables. Le développement durable ne signifie pas sacrifier les bénéfices ou mettre le succès en veilleuse. Une entreprise qui ne tient pas compte des risques liés au développement durable réussit moins bien à plusieurs égards, notamment au niveau de la rentabilité, de la croissance et de l’amélioration du taux de rétention des employés.

Nous avons été récompensés à plusieurs reprises par l’ « Environmental Leadership Award », le « Best Employer Brand Award » et en tant que DMC de l’année.

Les Projets à long terme de Coquille Bonheur ?

Avec l’accent sur la durabilité, Coquille Bonheur entend continuer à investir dans quelques projets écologiques. Des panneaux solaires photovoltaïques seront bientôt installés au bureau de Coquille Bonheur. L’énergie est propre et renouvelable.

« Coquille Bonheur » exploite une flotte de véhicules et consomme énormément de carburant. Dans un premier temps les véhicules des managers et du staffs au bureau seront remplacés à terme par des véhicules hybrides. Sur le long terme, nous espérons que les véhicules à moteurs électriques hybrides seront efficaces pour les transferts et excursions, en consommant comparativement moins de carburant et polluant moins en CO2 que les véhicules traditionnels à essence ou à moteur diesel.

Et plus que jamais, L’humain mérite sa place au centre de l’écologie. « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». C’est nous, les habitants de cette planète et nos pratiques, sont les principales responsables de la détérioration de l’environnement. Le nouveau modèle touristique doit prendre en compte une compréhension profonde de la responsabilité verticale, une charte qui lie la conscience individuelle au devenir de l’humanité et au respect de la nature.

Nous souhaitons concilier plaisir du voyage et conscience écologique. L’objectif est de mettre l’authenticité au centre du choix du voyageur et de la population locale. Le Covid-19 nous donne l’opportunité de revoir notre concept, la façon de travailler pour être mieux armé pour l’avenir, pour miser davantage sur la qualité et non sur la quantité. »

Pour aller de l’avant, « Coquille Bonheur » ne travaillera qu’avec une sélection stricte de tour-opérateurs qui partagent ses valeurs écologiques, des hôtels et des fournisseurs locaux pouvant présenter des engagements concrets et une politique de développement durable transparente. Dans la plupart de nos activités, la population locale doit avoir la possibilité de participer afin de gagner un revenu pour une condition de vie décente et être le moteur de la croissance.

« Maurice a parcouru un long chemin dans la compréhension et la résolution d’un éventail de préoccupations liées à l’environnement ainsi que les défis du développement durable. Le Gouvernement autant que le secteur privé ont le devoir de mobiliser les moyens pour faire face à cette dégradation phénoménale globale et internationale de réduire les effets négatifs au bonheur moral de l’humanité et ses valeurs fondamentales.

Dans la stratégie nationale, que les considérations environnementales soient intégrées dans toutes les sphères de la planification du développement national. L’éducation de qualité doit être à la première place pour lutter contre le chômage des jeunes et l’inadéquation des compétences. La protection de la santé humaine est primordiale. Le pays fait face aujourd’hui à un besoin d’infrastructures plus résilientes face aux effets du changement climatique tels que la gestion de l’inondation. Quid de la protection de nos écosystèmes marins et terrestres face au changement climatique, ainsi que des mesures d’accompagnement en cette période de crise socio-économique à tous les niveaux pour ne pas courir le risque de régresser vers la pauvreté et l’endettement.

« Que les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues » Victor Hugo »

Partenariats durables
« Coquille Bonheur », a crée, au fil du temps, des partenariats durables avec un nombre limité de tour-opérateurs avisés qui partagent ses valeurs et sa vision du développement durable. L’industrie touristique a subi les affres du temps. Le développement de ce secteur économique important pour l’emploie comme pour l’entrée de devises étrangères doit être accompagné d’une réflexion philosophique et écologique centrée sur l’humain. Aucune technologie numérique ne doit substituer la valeur humaine. Prenons du recul et redonnons sa lettre de noblesse au voyage et la compassion pour le bien commun. A nous de remettre à l’heure les horloges de cette industrie.

« Travailler encore d’arrache-pied et montrer notre volonté au niveau national en ce qu’il s’agit du développement durable. Sensibiliser l’ensemble de la population aux pratiques et démarches durables en délivrant une charte nationale pour l’environnement et un engagement par tous et pour tous. Mobiliser toutes les parties prenantes sur une synergie d’ensemble pour faire du tourisme : le catalyseur de changements positifs. Démontrer notre capacité à protéger l’écosystème, un programme de décarbonisation, la vie et les droits des générations présentes et futures en faisant les bons choix maintenant ou jamais.

La Charte Environnementale Nationale doit englober plusieurs étapes pour réduire les impacts et les risques, maximiser la durabilité environnementale de notre travail, adopter le leadership des communautés locales et développer des objectifs et mesurer nos progrès à mesure que nous mettons en œuvre nos engagements pour contrer les catastrophes naturelles et environnementales, la protection des ressources côtières et marines, le patrimoine touristique, y compris tous les grands enjeux stratégiques. »

« Dans le tourisme, l’hôtellerie en particulier, devrait s’aligner avec les valeurs des tours opérateurs internationaux. Obliger les hôtels à construire en respectant l’environnement, en se tournant vers un tourisme plus durable, en optant pour les labels de confiance tels que Greenglobe, Clé Verte, Travel Life, Earth Check et Ecolabel et démontrer les intentions ferme de contrer les impacts négatifs du tourisme de masse et un recadrage écologique. » conclut Christian Lefèvre.

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