Talents Mauriciens / No.21. Avishek Bhugaloo, Assistant chef Sommelier , Restaurant Mirazur 3 étoiles Michelin
Talents Mauriciens

Talents Mauriciens / No.21. Avishek Bhugaloo, Assistant chef Sommelier , Restaurant Mirazur 3 étoiles Michelin 

Talents mauriciens ! Une série originale d’« Île Maurice Tourisme », consacrée aux Mauriciens qui se sont expatriés avec succès dans le domaine du tourisme à travers le monde. Entre fierté et sacrifices, espoirs et réussites, une plongée inspirante dans la vie de ceux et celles qui font briller l’île Maurice à l’étranger. Aujourd’hui nous accueillons un jeune mauricien qui brille dans un domaine très pointu : la sommellerie. Assistant chef Sommelier du Restaurant Mirazur, un prestigieux, 3 étoiles Michelin situé à Menton en France, élu 3e Meilleur Restaurant au Monde selon The World’s 50 Best Restaurants 2018, Avishek Bhugaloo, a connu une progression fulgurante dans sa carrière. Ce qui témoigne, si besoin est, de la qualité de son approche et de sa volonté de réussir.

Pourquoi avoir choisi le tourisme ?
J’ai choisi le tourisme pour avoir plus d’échanges avec les clients et voyager autour du monde.

En quoi consiste votre métier ?
Mon métier consiste à prendre les commandes et conseiller les clients concernant leurs préférences pour les vins. J’ai également pour mission de gérer une équipe de 3 personnes avec l’aide de ma chef sommelière et un assistant chef sommelier.

Quelle formation avez-vous suivie ?
J’ai commencé ma formation dans l’hôtellerie-restauration à Maurice à l’École Hôtelière Sir Gaëtan Duval. J’ai suivi pendant deux ans des cours sur la restauration et bar, ainsi que sur les vins. À mon arrivée en France j’ai fait une mention complémentaire en sommellerie au lycée Voltaire à Nîmes dans le sud du pays (classement examen 3e de l’académie de Montpellier).

// L’année 2019 a été pour moi une année synonyme de réussite professionnelle, me permettant de décrocher mon premier emploi en France et de participer à l’obtention du titre du Mirazur du Meilleur Restaurant au Monde.

Quel a été votre parcours professionnel ?
J’ai commencé ma carrière à Maurice en 2014, en apprentissage en restauration pendant 1 an dans l’hôtel LUX Grand Gaube. J’ai ensuite évolué comment chef de rang pendant presque une année avant de devenir assistant sommelier pendant près de 2 ans toujours dans le même établissement. Je suis ensuite parti vers la France en août 2018 pour commencer une formation en sommellerie. Durant ma formation, j’ai eu l’opportunité de faire plusieurs stages.

J’ai tout naturellement débuté à la base de la création du vin, chez un vigneron dans le Languedoc Roussillon. Par la suite, j’ai eu l’occasion de travailler dans une cave à vins à Nîmes dans le sud de la France, pour les fêtes de fin d’année, et découvrir un autre métier orienté sur la vente des vins. Pour mon dernier stage, j’ai eu la chance d’être accueilli par Mauro Colagreco, Chef du restaurant le Mirazur trois étoiles au Guide Michelin, élu 3e Meilleur Restaurant au Monde selon The World’s 50 Best Restaurants 2 018.

À la suite de ce stage très enrichissant, j’ai obtenu ma mention complémentaire en juin 2019, terminant 3e au classement de l’académie de Montpellier. Tout de suite après l’obtention de la mention, j’ai décroché mon premier contrat en France en tant que commis sommelier au sein du Mirazur à Menton. L’année 2019 a été pour moi une année synonyme de réussite professionnelle, me permettant de décrocher mon premier emploi en France et de participer à l’obtention du titre du Mirazur du Meilleur Restaurant au Monde.

Au fur et à mesure des mois, ma passion pour les vins, ma motivation et ma persévérance m’ont permis d’évoluer rapidement au poste de sommelier et de décrocher un contrat à durée indéterminée au sein du même établissement.

Souhaitant toujours évoluer, enrichir mes connaissances et prendre plus de responsabilités, c’est tout naturellement que j’ai accepté le poste d’Assistant Chef Sommelier en octobre 2020, aux côtés de la Cheffe Sommelière Magali Picherie.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre métier ?
Je pense que la plus grande difficulté et d’avoir des clients exigeants. Mais cela nous permet de nous challenger et nous motive à faire mieux dans notre métier.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait embrasser une carrière votre spécialité. ?
D’avoir la passion et l’ambition pour son métier et être toujours souriant.

Pourquoi avoir choisi de vous expatrier ?
J’ai toujours eu l’envie de voyager et de travailler dans de beaux établissements.

Est-il facile de vivre et de travailler à l’étranger ?
Comment s’est passée votre adaptation à un nouvel environnement culturel et au style comportemental de pays d’accueil. Au départ c’était difficile parce que ma famille me manquait beaucoup. Mais grâce au soutien de mes beaux-parents et de ma fiancée, qui est toujours à mes côtés pour m’encourager, j’ai rapidement réussi à m’intégrer à la culture française et su apprécier sa richesse.

Quel est le sacrifice le plus important que vous avez dû faire pour vivre votre métier à l’étranger ? Quitter ma famille qui habite à Maurice.

Pourquoi est-ce que le savoir-faire mauricien s’exporte aussi bien ?
À Maurice la culture de l’accueil pour nos invités est différente comparé en France. Je pense que les Mauriciens ont une approche différente et plus poussée du partage avec les clients.

Reviendrez-vous partager votre expérience au pays ?
Oui ça serait avec grand plaisir de pouvoir partager toutes mes expériences et connaissances.

Quelle a été votre plus grande satisfaction professionnelle ?
Après avoir été diplômé de ma mention complémentaire en sommellerie, j’ai eu la chance d’être embauché dans le meilleur restaurant du monde et évoluer jusqu’au poste d’Assistant Chef sommelier en seulement 3 ans.

Quel regard portez-vous sur l’industrie touristique mauricienne ?
En tant que travailleur, la pression est beaucoup moins importante à Maurice qu’en métropole. En tant que potentiel client, je dirais qu’il n’y a pas de Resort aussi grand et proposant autant d’activités comme à Maurice.

Si vous deviez choisir un slogan pour l’île Maurice ?
La culture du partage.

Une bonne idée que l’on pourrait appliquer au monde du travail mauricien que vous avez retenu lors de votre expatriation ?
Acquérir plus de connaissances au niveau professionnel mais aussi personnel, et avoir deux jours de repos par semaine.

Quel conseil donnerez-vous à un jeune qui est intéressé par les métiers du tourisme ?
Prendre conscience que dans certains moments il faut sacrifier sa vie personnelle pour réussir. Il faut rester patient et toujours avoir de l’ambition pour évoluer chaque jour.

Quel est votre but professionnel ultime ?
J’aimerais ouvrir ma propre cave à vins.

Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’île Maurice ?
Ce qui me manque le plus est ma famille et les plats cuisinés par ma mère.

Auriez-vous pu atteindre votre plein potentiel si vous étiez resté à Maurice ?
Non je ne pense pas. Je pense que je n’aurais pas eu l’occasion d’acquérir autant de connaissances si j’étais resté à Maurice.

Quel est le mot ou la phrase mauricienne qui vous fait garder le moral ?
Pas perdi l’espoir et touzour garde confiance.

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