La « Quinzaine du Sucre » au Labourdonnais, le sucre dans tout son éclat !
CULTURE

La « Quinzaine du Sucre » au Labourdonnais, le sucre dans tout son éclat ! 

La « Quinzaine du Sucre » bat son plein au Labourdonnais Waterfront Hotel et ce jusqu’au 18 septembre. L’occasion, à côté des douceurs concocté par le chef Nizam Peeroo, de se plonger dans l’histoire du sucre à Maurice. Avec la richesse de son terroir volcanique et des conditions climatiques optimales, Maurice se prête parfaitement à la culture de la canne. D’ailleurs, notre industrie sucrière fêtera bientôt son quatrième siècle d’histoire !

Pourquoi célébrer le sucre ?

Gardiens d’une tradition forte, les artisans du sucre se transmettent de génération en génération leur savoir-faire incomparable, ce qui nous permet de produire et d’exporter un sucre d’une grande qualité. De la production d’une denrée brute à la création de sucres spéciaux raffinés et reconnus à travers le monde, l’industrie sucrière mauricienne n’a pas dit son dernier mot. Avec le soutien de la Mauritius Sugar Syndicate, elle stimule l’innovation sur le plan local, génère de l’emploi, apporte des devises étrangères et contribue au rayonnement du pays sur la scène internationale.

L’industrie canière à Maurice :
-3 producteurs reconnus mondialement et certifiés BRC :
-Alteo, Omnicane et Terra
-Quelque 10 500 planteurs
-33 sociétés coopératives certifiées Fair Trade
-Environ 43 000 hectares de champs de cannes
-3 millions de tonnes de cannes broyées chaque année
-300 000 tonnes de sucres produites chaque année
-350 GWh d’électricité produite à partir de la bagasse par an
-Jusqu’à 24 millions de litres de bioéthanol produits par an
-Vous l’aurez compris : le sucre est au coeur du paysage mauricien.

Un brin d’histoire
C’est en 1639 que le sucre est introduit à Maurice par les Hollandais, mais l’industrie de la canne ne prend son essor qu’en 1721 sous le règne français. Au XVIIIème siècle, le sucre est considéré comme une épice luxueuse, ce qui accroit sa popularité auprès des élites européennes et lui vaut le surnom d’« or blanc ».

En 1810, les colons britanniques prennent le contrôle de Maurice et redynamisent l’industrie sucrière. On compte 288 usines sucrières sur l’île en 1858 – un nombre record ! « Une de nos plus grandes fiertés, c’est cette multiethnicité mauricienne, souligne Stéphane Casse, Marketing & Sales Coordinator à la MSS. Mais il ne faut pas oublier que nous la devons en partie à l’industrie du sucre qui a attiré un grand nombre de travailleurs étrangers. Un véritable écosystème multiculturel s’est bâti autour des usines sucrières, comprenant colons européens, travailleurs engagés indiens et commerçants chinois ».

La production exponentielle du sucre contribuera grandement au développement du pays, et plus tard à la diversification de son économie vers des secteurs comme le tourisme et le textile. Plus qu’un pilier de l’économie mauricienne, le sucre est source d’histoire, de culture et de fierté.

Les sucres spéciaux: une spécialité locale au rayonnement international
Le saviez-vous ? Maurice est le premier pays au monde à produire des sucres spéciaux. Tout commence en 1978 lorsque trois usines sucrières (Constance, Solitude et Mon Trésor Mon Désert) se lancent dans la production des sucres Demerara et Golden Granulated. Le Muscovado s’ajoute à cet éventail gourmand dans les 1980s, et depuis la gamme n’a cessé de s’accroître. Aujourd’hui, nous sommes le pays qui produit la plus grande variété de sucres spéciaux – 18 au total !

Un sucre véritablement… spécial!

Pourquoi tant d’engouement pour les sucres spéciaux ? Parce qu’ils constituent une vraie montée en gamme comparativement au sucre blanc raffiné. D’un point de vue économique, c’est un produit à valeur ajoutée importante. D’un point de vue nutritif, c’est un sucre qui subit très peu de transformation. Il conserve donc le goût et l’arôme puissants du jus de canne. Grâce à un contrôle expert du broyage de la canne, les sucres spéciaux présentent une grande richesse en termes de nutriments, de vitamines, d’antioxydants et de minéraux (fer, potassium, calcium, magnésium…). Enfin, ils ne contiennent ni additifs ni conservateurs.

À la découverte du Dry Demerara

Avec ses grands cristaux et sa robe dorée et chaleureuse, le Dry Demerara possède un arôme de bonbon. Enrobé de mélasse de canne, il laisse en bouche un goût subtil de caramel et ajoute un délicieux croquant aux gâteaux, aux desserts et aux fruits. Il peut aussi être utilisé pour sucrer le café et les céréales. Et pour en découvrir davantage, rendez-vous sur la page de la Mauritius Sugar
Syndicate : www.mauritiussugar.mu

Le sucre « low GI » : douce révolution

Diabétiques : enfin un sucre qui vous est accessible ! En 2020, Omnicane a relevé le défi de créer un sucre à l’index glycémique faible. Avec un score de 51 certifié par l’université anglaise Oxford Brookes, Dina Life est un sucre particulièrement adapté aux besoins des diabétiques puisqu’il ne cause pas de pic de glycémie ! Ce produit naturel et labellisé Made in Moris ne contient ni colorant, ni conservateurs, et il est riche en antioxydants. Commercialisé dans les supermarchés mauriciens dans un emballage entièrement recyclable, Dina Life allie le plaisir d’une note sucrée aux atouts pour la santé d’un aliment « low GI » : diffusion lente des glucides pour un niveau constant d’énergie, réduction de la sensation de faim, meilleure concentration et meilleures performances sportives – entre autres.

« Il est bon de rappeler que le sucre ne cause pas le diabète, souligne Aldo Ducasse, Sales Manager à Omnicane. C’est la consommation abusive du sucre couplée à un manque d’activité physique qui sont en partie responsables. D’où l’importance d’éduquer au mieux les consommateurs, car le sucre présente des atouts pour la santé et c’est incontestablement une grande source de plaisir gustatif ».

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