Talents Mauriciens / No.19. Roshan Radhay, Vice President, Sales & Marketing – Maldives & GCC at LUX* Resorts & Hotels
Talents Mauriciens

Talents Mauriciens / No.19. Roshan Radhay, Vice President, Sales & Marketing – Maldives & GCC at LUX* Resorts & Hotels 

Talents mauriciens ! Une série originale d’« Île Maurice Tourisme », consacrée aux Mauriciens qui se sont expatriés avec succès dans le domaine du tourisme à travers le monde. Entre fierté et sacrifices, espoirs et réussites, une plongée inspirante dans la vie de ceux et celles qui font briller l’île Maurice à l’étranger. Aujourd’hui nous accueillons un jeu Mauricien qui de talent : Roshan Radhay qui, à force de présévérance et de pugnacité est devenu Vice President, Sales & Marketing – Maldives & GCC du groupe LUX* Resorts & Hotels. Ce polyglotte hors pair a su saisir les opportunités quand elles se sont présentées et entend bien aller le plus loin possible dans son métier.

Pourquoi avoir choisi le tourisme ?
Par passion. J’ai toujours aimé communiquer et je pense avoir un véritable don pour les langues. Je maîtrise, en effet, l’Anglais, le Français, le Russe, l’Espagnol et l’Hindi. Aller vers les autres m’a paru être très naturel.

En quoi consiste votre métier ?
Mon métier est éminemment commercial. Je suis Directeur de vente et de Marketing, et mon rôle est de promouvoir l’hôtel et la marque auprès des différents acteurs du tourisme, à la fois B2C et B2B.

Quelle formation avez-vous suivie ?
Je détiens un BA en International Relations et un MBA en hôtellerie et en langues.

Quel a été votre parcours professionnel ?
J’ai passé 4 ans dans le secteur BPO, jusqu’à la fin de mon MBA en Sales et Marketing. J’ai travaillé successivement pour Sofitel SO & Sofitel Imperial, One & Only Le Saint Geran, Jumeirah Royal Saray, Bahrein Shangri-La Barr Al Jissah et Al Husn, Muscat, Oman LUX* South Ari Atoll et LUX* North Male Atoll, Maldives

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre métier ?

Aux Maldives, l’environnement est ultra-compétitif avec tous des hôtels proposant la plage et le soleil. Il faut se démarquer et ne jamais rester sur le statu quo. Le challenge était donc surtout d’ordre concurrentiel. Il fallait faire sa place et se maintenir.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait embrasser une carrière votre spécialité ?

Être honnête, créatif, courageux, restez authentique, bref soi-même. Si vous vous êtes consciencieux et régulier, ne serait-ce qu’un 1 % par jour, à la fin de l’année vous l’aurez été à 365 %



Pourquoi avoir choisi de vous expatrier ?
Ce n’était pas un choix personnel mais plutôt lié à une circonstance professionnelle. Je travaillais pour le groupe One & Only et l’hôtel Le Saint Geran partait en rénovation. En même temps, le groupe planifiait leur nouvelle ouverture à Bahrein, le One & Only Seef Bahrain. Le Resort Manager fut promu en tant que General Manger de l’hôtel à Bahrein, et il décida de m’offrir le poste de Directeur Commercial pour le rejoindre.
Cette opportunité m’a permis ensuite de croître mon expertise en pre-opening et de pouvoir grandir dans le groupe, plus particulièrement à Monténégro qui devait se faire 2 ans après Bahreïn. La décision ne fut pas facile, puisque nous étions Déjà bien établis à Maurice avec ma femme et ma fille. Mon épouse m’a soutenu pour cette opportunité et nous sommes partis vers l’aventure.

Est-il facile de vivre et de travailler à l’étranger ? Comment s’est passée votre adaptation à un nouvel environnement culturel et au style comportemental de pays d’accueil ?
Ce n’est ni facile ni difficile. Il faut juste trouver le bon équilibre et le bon entourage. Le Moyen Orient n’était pas, au départ, un pays où j’aurais imaginé pouvoir vivre et travailler. Mais je m’y suis rapidement adapté. Le fait d’avoir étudié à l’étranger avant m’a certainement beaucoup aidé.

Quel est le sacrifice le plus important que vous avez dû faire pour vivre votre métier à l’étranger ?
Accepter un travail à l’étranger fut une difficile décision puisque j’ai dû laisser derrière mes parents et ma famille. Plus dur encore fut d’accepter un travail aux Maldives et de me séparer pendant un moment de mon épouse et de ma fille. Malheureusement, Covid est venu s’ajouter de la partie et la période de séparation fut prolongée. Je me suis promis que je ne me séparerais plus de ma famille aussi longtemps.

“Accepter un travail à l’étranger fut une difficile décision puisque j’ai dû laisser derrière mes parents et ma famille. Plus dur encore fut d’accepter un travail aux Maldives et de me séparer pendant un moment de mon épouse et de ma fille.”

Pourquoi est-ce que le savoir-faire mauricien s’exporte aussi bien ?
Les Mauriciens sont connus êtres bilingues. Maîtriser à la fois l’anglais et le Français est déjà un grand avantage. Parlant aussi le Russe, l’Hindi et l’Espagnol, a fait de moi, je pense, un employé précieux, surtout dans un rôle commercial. Les Mauriciens sont aussi des sacrés débrouillards, des “traceurs” comme on dit et sont très ambitieux. Si on quitte notre île pour là où on estime que l’herbe est plus verte, autant que cela en vaille la peine. Le Mauricien baisse rarement les bras et cela explique sans doute sa réussite à l’étranger.

Reviendrez-vous partager votre expérience au pays ?
Oui, définitivement, si l’occasion se présente un jour et que les compétences acquises sont récompensées de manière adéquate

Quelle a été votre plus grande satisfaction professionnelle ?
Ma grande satisfaction est d’avoir permis à mes clients de passer de moments merveilleux et d’avoir permis à mes collègues de grandir dans leur vie professionnelle et personnelle.

Si vous deviez choisir un slogan pour l’île Maurice ?
L’île Maurice, authentique et sûr.

Quel regard portez-vous sur l’industrie touristique mauricienne ?
L’industrie touristique a Maurice a beaucoup à apprendre des autres îles de l’Océan Indien et autres, notamment des Maldives et des Seychelles. L’île Maurice, à mon avis, n’a malheureusement pas encore atteint le nombre de vols requis pour desservir la destination comme il se doit. Nous avons trop de laxisme et de fierté pour se comparer objectivement avec les autres îles et destinations comme, les Maldives, les Caraïbes, la Grèce, les Bahamas, etc. La visibilité de la destination est faible comparativement aux autres.

Une bonne idée que l’on pourrait appliquer au monde du travail mauricien que vous avez retenu lors de votre expatriation ?
Œuvrer pour que l’ascension professionnelle soit une réalité. À Maurice, malheureusement, pour de différentes raisons, peu de Mauriciens parviennent à grandir dans leur établissement. Le talent n’est pas souvent récompensé.

Quel conseil donnerez-vous à un jeune qui est intéressé par les métiers du tourisme ?
De ne pas mettre la charrue devant les bœufs. Le tourisme et l’hôtellerie sont des métiers de patience, d’apprentissage long et de sacrifices. Le travail finit toujours par payer, il faut donc redoubler d’efforts et ne pas hésiter à saisir les opportunités quand elles se présentent.

Quel est votre but professionnel ultime ?
Aller toujours plus haut et maintenir toujours un très haut degré d’excellence.

Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’île Maurice ?
Les parents, les amis, les produits et recettes bien de chez nous

Auriez-vous pu atteindre votre plein potentiel si vous étiez resté à Maurice ?

Non, l’expérience professionnelle aurait été différente et, en plus, les salaires sont plus bas J’aurais certainement pris beaucoup plus de temps pour arriver à mon poste actuel. Être VP Sales & Marketing avant 40 ans est un achievement pour moi.

Quel est le mot ou la phrase mauricienne qui vous fait garder le moral ?
Tou korek !

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