Talents Mauriciens : 4. Sébastien Mackay, Sales Executive de la Compagnie de Beau Vallon Ltée après
Talents Mauriciens

Talents Mauriciens : 4. Sébastien Mackay, Sales Executive de la Compagnie de Beau Vallon Ltée après 

Talents mauriciens ! Une série unique consacrée aux Mauriciens qui se sont expatriés avec succès dans le domaine du tourisme à travers le monde. Entre fierté et sacrifices, espoirs et réussites, une plongée inspirante dans la vie de ceux et celles qui font briller l’île Maurice à l’étranger. Nous accueillons aujourd’hui Sébastien Mackay, qui est rentré au pays après connu une longue expatriation au sein du groupe Beachcomber et qui est aujourd’hui Sales Executive de la Compagnie de Beau Vallon Ltée.

Pourquoi avoir choisi le tourisme ? 

Le tourisme est un secteur clé du pays. Je pense qu’il répond également à ma personnalité extravertie et à mes aspirations personnelles.



2. En quoi consiste votre métier ?

En Scandinavie, je faisais la promotion des hôtels du groupe Beachcomber mais également de l’Île Maurice. Cela correspondait notamment en des analyses de marché, des statistiques et de l’étroite concertation avec les tour-opérateurs nordiques. Participations à des foires touristiques, voyages de presse et workshops étaient également au menu.



3. Quelle formation avez-vous suivie ?
Je suis titulaire d’un Mastère en Économie et géopolitique du tourisme international, avec une spécialisation en marketing, délivré par l’institut des Sciences Politiques de Toulouse 

4. Quel a été votre parcours professionnel ? 
J’ai commencé comme Group Coordinator au Dinarobin Hotel pour évoluer rapidement comme Commercial Manager, effectuant ainsi 5 années au sein de cet hôtel incroyable et avec un personnel exceptionnel. J’ai ensuite bougé en Finlande où j’ai créé ma boîte de marketing touristique pour promouvoir principalement Beachcomber et par ricochet l’Île Maurice, mais également des safaris lodges au Kenya, ou des Eco-lodges en Équateur entre autres. 



5. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre métier ?
Il y a un peu plus d’un an, je suis rentré au pays par rapport aux attaches familiales, au mode de vie, mais aussi car je ressentais ce besoin dans mon for intérieur de rentrer au pays, d’y apporter mon expertise, et contribuer à son développement, de surcroît dans une conjoncture difficile avec la pandémie. J’ai rejoint un groupe ambitieux, La Compagnie de Beau-Vallon limitée, qui est un acteur majeur du pays dans le Grand Sud-Est de l’Île avec des pôles importants dans l’hôtellerie, l’immobilier, l’agriculture et à n’en pas douter les loisirs dans un futur proche. Je suis actuellement rattaché au pôle immobilier, mais je suis de très près l’évolution du tourisme et n’exclus pas d’y retourner un jour. 



6. Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait embrasser une carrière dans votre spécialité ?

Il faut être hypersensible à l’évolution des marchés, des tendances, des technologies, mais aussi de l’humain. Bref, tout ce qui nous entoure est une source de réflexion, d’inspiration et d’adaptation. Certains facteurs inimaginables il n’y a pas si longtemps, amènent et amèneront des changements importants, comme dans le cas de la pandémie mondiale actuelle. 



7. Pourquoi avoir choisi de vous expatrier ?
Comme on disait au XVIe siècle, le voyage forme la jeunesse ! J’ai toujours été une personne ouverte sur l’autre, sur l’interculturel, l’apprentissage de langues étrangères, etc. Une langue acquise est une clé ouvrant plusieurs portes. J’ai la chance et suis fier d’en détenir .



8. Est-il facile de vivre et de travailler à l’étranger ? Comment s’est passée votre adaptation à un nouvel environnement culturel et au style comportemental de pays d’accueil ?


Il n’est jamais facile de travailler dans un pays étranger, surtout quand on vient d’une petite Île, et cela malgré le fait qu’on soit autant ou plus qualifiés que certains candidats autochtones. Il faut faire preuve de beaucoup de résilience et d’abnégation, et bosser 2 voire 3 fois plus.

9. Quel est le sacrifice le plus important que vous avez dû faire pour vivre votre métier à l’étranger ?
Quitter la famille, les amis et bien entendu notre magnifique Île natale. 



10. Pourquoi est-ce que le savoir-faire mauricien s’exporte aussi bien ?

Le Mauricien est un « traceur », il veut réussir, et a toujours appris que la réussite passe par le travail et les efforts. Il est aussi poussé par sa famille qui n’a pas eu forcément les mêmes chances. Cela a été mon cas. Mais il faut garder en tête que nous sommes un pays jeune et depuis 1968, la route a été sinueuse, mais nous sommes toujours là, plus forts malgré quelques couacs… 



11. Reviendrez-vous partager votre expérience au pays ?
Just did it ! J’espère que l’aventure sera belle et parsemée de succès.



12. Quelle a été votre plus grande satisfaction professionnelle ?

Il y en tellement : fidéliser des personnalités comme Zinedine Zidane ou Jean-Michel Saive au Dinarobin, placer un peu plus l’Île Maurice sur la mappe monde en Scandinavie avec une participation à une émission TV connue en Finlande en finnois ! Mais pour résumer, voir les chiffres progresser tout en vivant de fabuleuses aventures humaines avec des gens de tous pays et origines que je considère aujourd’hui comme des amis. 



13. Quel regard portez-vous sur l’industrie touristique mauricienne ?
Le produit touristique mauricien est riche et divers. Nous avons un mix dynamique et complet : plages, mer, soleil, shopping, écotourisme, etc. Néanmoins la pandémie doit nous amener à nous réinventer. Le secteur ne sera plus le même, et ceux qui ne s’adapteront pas, auront vraiment du mal. Il faudra mettre en place une stratégie très élaborée pour remonter la pente, ce sera difficile, mais loin d’être impossible. Moi, j’y crois fort !

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